
Ballast
Ballast est une revue indépendante créée en novembre 2014 par une quarantaine de militants bénévoles de France et de Belgique. Sans publicité ni affiliation politique, elle est disponible en librairie et publie chaque semaine des articles et entretiens inédits sur son site. Ce podcast propose des lectures d'articles issus de la revue papier ou du site.
Épisodes
![Le monde paysan, mon père et moi [épisode 4/4]](https://assets.pippa.io/shows/5e95c4e5a02b2a6878cc81f2/1761571196352-5c36118b-ab93-413f-9551-be73041385c2.jpeg)
Le monde paysan, mon père et moi [épisode 4/4]
Samuel emmène son père François, ancien militant paysan, sur les routes de France à la rencontre de celles et ceux qui inventent une société plus écologique. Un voyage qui dévoile une autre vision des campagnes et où des utopies se dessinent alliant mondes paysans et révolution. [Épisode 4/4]Réalisation : Théo Herrerias & Samuel ChabréAuteurs : Tom Hébrard, François Chabré & Samuel Chabré
![Le monde paysan, mon père et moi [épisode 3/4]](https://assets.pippa.io/shows/5e95c4e5a02b2a6878cc81f2/1761569793739-becf2ec3-d747-4492-bbeb-28687f3f3a24.jpeg)
Le monde paysan, mon père et moi [épisode 3/4]
Samuel emmène son père François, ancien militant paysan, sur les routes de France à la rencontre de celles et ceux qui inventent une société plus écologique. Un voyage qui dévoile une autre vision des campagnes et où des utopies se dessinent alliant mondes paysans et révolution. [Épisode 3/4]Réalisation : Théo Herrerias & Samuel ChabréAuteurs : Tom Hébrard, François Chabré & Samuel Chabré
![Le monde paysan, mon père et moi [épisode 2/4]](https://assets.pippa.io/shows/5e95c4e5a02b2a6878cc81f2/1761308979205-eabcdaa4-cbec-446f-a004-3111cd3908e1.jpeg)
Le monde paysan, mon père et moi [épisode 2/4]
Samuel emmène son père François, ancien militant paysan, sur les routes de France à la rencontre de celles et ceux qui inventent une société plus écologique. Un voyage qui dévoile une autre vision des campagnes et où des utopies se dessinent alliant mondes paysans et révolution. [Épisode 2/4]Réalisation : Théo Herrerias & Samuel ChabréAuteurs : Tom Hébrard, François Chabré & Samuel Chabré
![Le monde paysan, mon père et moi [épisode 1/4]](https://assets.pippa.io/shows/5e95c4e5a02b2a6878cc81f2/1760957629098-7ed28e39-735a-49cf-aab2-cf68ab9fa565.jpeg)
Le monde paysan, mon père et moi [épisode 1/4]
Samuel emmène son père François, ancien militant paysan, sur les routes de France à la rencontre de celles et ceux qui inventent une société plus écologique. Un voyage qui dévoile une autre vision des campagnes et où des utopies se dessinent alliant mondes paysans et révolution. [Épisode 1/4]Réalisation : Théo Herrerias & Samuel ChabréAuteurs : Tom Hébrard, François Chabré & Samuel Chabré

L'estive
Berger, ce travail longtemps déconsidéré n'a été reconnu comme métier qu'à partir des années 80. Solitaire et difficile, il suscite néanmoins un certain engouement auprès de toute une nouvelle génération, notamment au sein des classes moyennes. Marine la trentaine en fait partie. En complément d'autres activités, chaque été elle part dans les Alpes-de-Haute-Provence pour garder un cheptel de

Drôle de temps, ami - Maryam Madjidi
C’est l’histoire d’une femme, née en Iran, qui vit en France et cherche comment définir, enfin, ce qu’est l’exil. Elle cherche un peu partout : dans les textes et les images. Après dix-sept années passées loin de la théocratie islamiste, elle décide de revenir, le temps d’un séjour, dans son pays natal. Elle part en quête de livres écrits dans sa langue maternelle — peut-être y trouvera-t-ell

La cantine des femmes battantes - cuisiner pour s'émanciper
Dans ce podcast, nous vous emmenons dans les cuisines de la cantine des femmes battantes, une association qui propose des plats de spécialité africaine, située à La Pépinière à Aubervilliers. Trois cuisinières - Nana, Fatou et Mariame - nous racontent leurs histoires, leurs parcours de migration et leurs rôles au sein de cette cantine. A travers leurs témoignages, ces femmes battant

« Je vous quitte plein d’espoir » : un résistant communiste témoigne — Loez
Dans les rues de Paris, « toute l’extrême droite, zemmourienne et lepéniste, s’est donnée rendez-vous » en novembre dernier. Une commémoration pétainiste ? Un rassemblement anti-immigration ? Non. Une marche contre l’antisémitisme, qui a piteusement divisé la gauche et accéléré le grand ravalement de façade qu’opère l’extrême droite. Avec l’aide, précieuse, de « l’extrême centre » macroniste qui,

Le monde des laborieux — Éric Louis
Par la voix d’une grotesque énarque et ancienne cadre supérieure, le ministère de l’Industrie a loué, il y a peu, « la magie de l’atelier où l’on ne distingue pas le cadre de l’ouvrier ». Le sang d’Éric Louis n’a fait qu’un tour. C’est que cet ancien cordiste de la Somme, « ouvrier, fils d’ouvrier, petit-fils d’ouvriers », sait de quoi il en retourne vraiment. « Ça fait un an que je bosse en conti

Grégory, ouvrier-cordiste : s’organiser, se défendre et se bagarrer
En mars dernier, le PDG du groupe Jarnias, spécialisé dans les travaux en hauteur, pérorait sur un plateau : « On est au sommet de l’Aiguille du Midi, au sommet de la Tour Eiffel, au sommet des grandes cheminées industrielles… On a l’habitude de dire qu’on rend accessible l’inaccessible. » Pendant longtemps, l’unique syndicat vers lequel un cordiste pouvait se tourner était une structure

Gérard Lemaire : les deux vies d’un poète ouvrier — Yanna Rival, Loez, Élie Marek
Souvent, pour se souvenir, il nous faut l’aide de passeuses, de passeurs. La mémoire en dépend. Sans Marie Josèphe Lemaire, la poésie de son mari Gérard Lemaire, décédé en 2016, ne serait pas arrivée jusqu’à notre rédaction. Depuis bientôt quatre ans, elle publie chaque jour un poème de son compagnon défunt sur un blog hébergé par Mediapart. L’impression que nous laisse la lecture, un jour, de que

J’ai quitté les rondes paisibles — journal d’un ouvrier — Louis Aubert
« Quand tu vas sur une ligne de production, c’est pour ton pays, c’est pour la magie », a déclaré il y a deux ans une ministre macroniste au cours du « plus grand rassemblement business de France ». Écoutons plutôt le regretté Joseph Ponthus, auteur d’À la ligne : on ne va pas à l’usine pour rêver « mais pour des sous ». Et, parfois, on se défait de son travail quotidien sur des bouts de papier. P

C’est la grève ! — Jean Pierre Levaray
« L’éternelle revendication ouvrière, c’est qu’on ait enfin un jour plus d’égard aux hommes qu’aux choses », écrivait Simone Weil en octobre 1936. La joie ressentie lors des grèves de mai et de juin — « ce sursaut de dignité » — commençait alors à vaciller dans le pays. Un demi-siècle plus tard, l’ouvrier, syndicaliste et auteur Jean Pierre Levaray publiait Putain d’usine. « Personne ne parle de c

Gabriel, gilet jaune mutilé : « Je n’avais jamais foutu les pieds dans une manifestation » — Sophie Divry
Samedi 24 novembre 2018, acte II.Les invisibles arborent désormais un gilet jaune ; ils sont venus du pays tout entier pour exiger une vie meilleure. On appelle à la démission du « président des riches », on élève des barricades. « C’est le peuple en colère », nous dit-on aussitôt. Et c’est déjà l’émeute sur les Champs-Élysées — peut-être l’insurrection. L’un des membres de notre rédaction se diri

« Nous étions des mains invisibles » — Fernande Bagou
Nous l’avions rencontrée une première fois au mois de mars 2018, lors d’une manifestation en soutien aux cheminots, aux côtés des employés d’une entreprise de nettoyage — H. Reiner Onet — en charge des gares d’Île-de-France. « Nous sommes aussi là pour défendre nos droits : depuis la fin de la grève, Onet n’a pas respecté le protocole », nous avait dit une de ses collègues. Fernande Bagou, la cinq

Joëlle, ouvrière viticole et assistante maternelle — Rémi Larue
Sud-Ouest, département de la Gironde. Joëlle, bientôt 60 ans quand nous la rencontrons, est fille d’ouvriers agricoles. Après treize années à exercer comme retoucheuse dans le domaine textile, elle a gagné sa vie en tant qu’ouvrière viticole et assistante maternelle. Titulaire du statut de travailleuse handicapée et actuellement au chômage, elle rêve de pouvoir partir à la retraite et profiter, en

La Nouvelle Métisse : paroles de Gloria Anzaldúa — Maya Mihindou
L’autrice et poétesse Gloria Anzaldúa, figure du féminisme chicana, est née en 1942 sur la ligne de démarcation entre le Mexique et les États-Unis. Habiter la frontière — et donc les conflits sociaux, linguistiques et narratifs qui s’y logent : elle n’a jamais cessé de travailler cette idée. Son ouvrage Borderlands/la Frontera : the New Mestiza, paru en 1987, a fait date : pour

Témoignage : fuir Kiev sans la nationalité ukrainienne — Yanna Oiseau
Le politologue palestinien Yousef Munayyer s’étonnait il y a peu, dans les pages de The Nation, des « doubles standards » qui saturent le discours occidental « mainstream » depuis l’invasion de l’Ukraine. Ce qui jusqu’à la veille était impensable — ou, pire, tenu pour condamnable — se voit célébré par l’intégralité du personnel médiatique, politique et culturel. C’est que certains humains sont per

Partout la mer est libre — Maya Mihindou
« Une sorte d’engrenage infini rattache le minéral, le végétal et l’animal », écrivait Anita Conti. La première femme océanographe n’a jamais cessé de raconter la mer en suivant les marins et, assistant aux avancées industrielles, d’alerter de la tournure du monde à la vue des océans vidés par l’être humain. Si les forêts sont le « poumon de l’humanité », l’adage est inco

Tout ce qui vit — Élie Marek & Elias Boisjean
Si le mouvement socialiste historique a compté de nombreuses voix animalistes, force est de constater que l’une de ses branches, l’anarchisme, a témoigné d’un intérêt plus appuyé encore. De Louise Michel à la formation — ces dernières décennies — des principales organisations animalistes ou antispécistes, la pensée libertaire irrigue la cause animale. Son désir de mettre en évidence l’ensemble des

« Checker les privilèges » ou renverser l’ordre ? — Kaoutar Harchi
« Check Your Privilege » : le mot d’ordre est partout. On trouve même, sur Internet, des tests visant à calculer son niveau précis de privilège — en fonction des remarques que l’on reçoit sur son accent, du logement que l’on occupe, des tentatives de suicide que l’on a ou non commises ou encore de l’existence d’un lieu de culte honorant sa religion dans la ville que l’on habite. On dénombre ainsi

Fanny : une histoire de la grossophobie ordinaire
Sur 7 milliards d’êtres humains, 1,9 milliards d’entre eux sont en surpoids ; en France plus de 8 millions de personnes sont considérées comme obèses, soit 17 % de la population. L’ensemble des discriminations qui structurent la vie des personnes grosses a désormais un nom : grossophobie. Si le concept peut encore paraître abstrait pour certains, il s’inscrit pourtant bien dans une réali

Quand un prof démissionne — Hugues Fardao
Un chiffre : entre la session 2019 et 2020 du concours d’enseignant en lycée professionnel, le nombre de candidats a diminué de 20 %. Une déclaration : en visite la semaine dernière dans un lycée professionnel d’Indre-et-Loire, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a loué « les ressources humaines, l’épanouissement des personnels, le bonheur au travail ». Entre les deux : un

« On veut être respectés » : faire grève en pleine pandémie
Tandis que la production voit partout son rythme ralentir, la direction d’une usine à papier basée à Aubigné-Racan, petite commune de la Sarthe, a eu raison de la patience de ses employés. Face aux inquiétudes sanitaires de ces derniers et au refus d’instaurer le télétravail, le patron invoque « la sélection naturelle ». Une grève se met alors en place ; les machines sont arrêtées cinq jours. L’un

Prendre soin de nos anciens — Anne-Sophie Pelletier
« Je vous mets au défi, vous qui êtes en forme, de faire en quinze minutes ce qu’on nous demande de faire à des personnes de plus de 80 ans : se lever, faire sa toilette, faire son lit, déjeuner », lance Anne-Sophie Pelletier, ancienne porte-parole des employé.e.s de cet établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes — ou « EHPAD » — qui, en 2017, ont réalisé

Lettre du poète Jean Sénac à son fils
L’Algérie vient de célébrer le 60e anniversaire du début de la guerre d’Indépendance. L’occasion de découvrir ce courrier de Jean Sénac, fils de pieds-noirs engagé aux côtés des indépendantistes algériens, adressé à son fils adoptif, Jacques Miel, en décembre 1961 — la guerre durait alors depuis sept ans.Texte de Jean Sénac, lu par Mélanie Simon-Franza.www.revue-ballast.fr/lettre-du-poete-jean-sen

Carnet du Rojava (3/3) — Corinne Morel Darleux
Troisième et dernier volet du journal de bord de la militante écosocialiste et conseillère régionale (PG) Corinne Morel Darleux.Texte de Corinne Morel Darleux, lu par Cyrille Choupas et Mélanie Simon-Franza.https://www.revue-ballast.fr/carnet-du-rojava-3-3/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Adolfo Kaminsky — le monde entier — Hassina Mechaï
« Un beau matin, la police française est arrivée, on a ramassé tout le monde, moi compris, et Drancy à nouveau. Mais eux ont tout de suite été déportés, et ensuite ça a été le four », nous raconte Adolfo Kaminsky après nous avoir ouvert les portes de son appartement. Le jeune homme, enfant de parents exilés, travaillait alors pour la Résistance comme faussaire. La guerre achevée, le photographe pr

En quête de l’invisible : paradoxes animaux — Roméo Bondon
D’un coup de patte, le lièvre se laisse engloutir par le fourré croisant sa course ; d’un battement d’aile, le milan se place dans l’axe du soleil et nous aveugle ; sans bruit, sans même un mouvement, la vipère se fond dans les couleurs de son rocher et s’absente, un temps, à la vue. Sur cette ligne qui sépare le visible de ce qui ne l’est pas, que se joue-t-il ? En interrogeant les rapports qu’on

Issa, libre-penseur — Anne Feffer
Issa balaie les rues de Malakoff depuis 20 ans. Le même périmètre. C’est dire s’il a pu observer comment cette ancienne commune ouvrière de la « banlieue rouge » de Paris s’est transformée - ce qu’on appelle la gentrification: plus d’argent, moins de solidarité... Je l’ai rencontré dans la rue où j’habite quand il est devenu balayeur après 10 ans de travail comme ouvrier imprimeur à son arrivée du

John Berger, la vie du monde — Joshua Sperling
Il fut peintre, poète, romancier, essayiste, critique d’art et scénariste — peut-être en oublie-t-on. Il donna la moitié de la dotation d’un prix littéraire aux Black Panthers, correspondait avec le sous-commandant insurgé Marcos et comptait parmi les membre du comité de soutien du Tribunal Russell sur la Palestine. John Berger, natif de Londres, a disparu en France en 2017, à l’âge de 90 ans, où

Carnet du Rojava (2/3) — Corinne Morel Darleux
Deuxième volet du journal de bord de la militante écosocialiste et conseillère régionale (PG) Corinne Morel Darleux.https://www.revue-ballast.fr/carnet-du-rojava-2-3/ Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le chien de Diogène : imaginaire, mémoire et politique — Adeline Baldacchino
Au départ de ce texte, qu’il faut sans doute situer quelque part entre la spéculation et la rêverie, les mots d’un poète néerlandais. L’auteure, poétesse elle-même, s’en empare pour louer, au fil d’une plume trempée dans la tradition libertaire, les vertus mobilisatrices de l’imaginaire en politique. Sans quoi, « il n’est pas de révolution ». On croisera donc un commandant de sous-marin, des

Carnet du Rojava (1/3) — Corinne Morel Darleux
En mars 2016 naissait officiellement la Fédération démocratique de la Syrie du Nord, prolongement de la zone autonome du Rojava : un contrat social était mis en place, basé sur les principes du confédéralisme démocratique et du communalisme, promouvant l’écologie, l’égalité entre les sexes, l’appropriation collective de la terre, de l’eau et de l’énergie

Julien, une vie française — Léon Mazas
La Normandie, dans une des ces petites villes qui s’éteignent lentement. Elle hiberne comme entrée un long hier. Ses magasins – cinéma, boulangerie, café - les uns après les autres, peu à peu, ont mis la clef sous la porte. C'est sur la place de la mairie que l'on retrouve julien accompagné des charmes des beaux jours. autour d'un café son visage rond et avenant nous raconte, sans amertume , sa vi

Poésie, anarchie et désir (II) — Adeline Baldacchino
Nous avions publié l’année de notre création le manifeste « Poésie, anarchie et désir » ; l’auteure, poète et essayiste, ajoute un second volet après relecture, l’été dernier, d’un autre texte, « La fonction poétique » de Christian Erwin Andersen. À mi-chemin de l’introspection et de l’hallucination. À la recherche, dit-elle, de la place de l’imaginaire dans la vie poétique, c’est-à-dire











