
Nos futurs
Depuis cinq éditions, le podcast "Nos futurs" interroge la jeunesse sur ses préoccupations, ses engagements, ses espoirs, ses envies de changement. Il est produit à l'occasion du festival éponyme qui se tient chaque année aux Champs Libres de Rennes, où plus de 20 000 festivaliers viennent chaque année échanger et débattre.
Episodes
Maxine et la précarité étudiante : « Je me suis pris la claque de la réalité en face »
En entrant dans les études supérieures, Maxine a découvert l’autonomie mais aussi les difficultés financières. Pour payer ses études, son loyer, ses dépenses personnelles, elle doit depuis plusieurs années jongler entre les cours et un double boulot. Ce quotidien, c’est celui de près d’un étudiant sur quatre ( selon l’INSEE) et par manque d’argent, un sur trois sautent régulièrement un repas ( d’a
Gladys et les cheveux crépus : « Mes cheveux, ce sont mes origines, qui je suis et je l’ai compris tard »
Gladys a 30 ans et elle est métisse, d’une maman française et d’un père congolais. Toute son enfance, elle a détesté ses cheveux crépus, enviant ses copines aux cheveux lisses. Alors, elle a passé des années à se les défriser, à se les lisser pour être « belle » et éviter les remarques. Ce n’est qu’une fois adulte qu’elle a découvert ses cheveux au naturel et avec eux, son identité.
Loulie et la grossophobie : « C’est tabou de parler des gros mais par contre, on peut les insulter »
Loulie a 24 ans. Depuis son plus jeune âge, son poids est au centre de l’attention. Son père, ses professeurs, ses médecins,... tous surveillent son assiette et la poussent à maigrir. Elle multiplie les régimes, fait du sport mais rien n’y fait. Et face aux remarques, ses troubles alimentaires s’amplifient, et avec eux son mal-être. Une spirale infernale dont elle va avoir du mal à sortir.&nb
Elio et l'infantisme : "Les enfants ont des droits et il est temps de les connaître"
Elio a 22 ans. Petit, il s’est vite aperçu que l’éducation qu’il avait reçue était différente de celles de ses camarades : lui et ses frères et sœurs avaient toute leur place dans la famille, le droit à la parole, le droit de faire des choix, d’être consulté pour des décisions. Une éducation éloignée des standards plus classiques, plus autoritaires et verticaux qui l’entouraient. En gran
Lucylle et les douleurs gynécologiques : "Je suis ultra en colère car on ne m'a pas crue"
Lucylle a 24 ans. Depuis des années, elle souffre de fortes douleurs gynécologiques. Plusieurs jours par mois, impossible de se lever, de travailler, de voir ses amis. Son quotidien est rythmé par une fatigue chronique, des coups de poignard dans le bas-ventre et des hémorragies. Malgré les examens et les consultations, rien n’y fait. Les médecins ne lui proposent qu’une solution :
Barine et les responsabilités familiales : « Mes parents ne parlent pas français donc je suis responsable de tout »
Barine a à peine 18 ans, un quotidien de lycéenne à Marseille mais un passé d’exilée. Petite, elle a fui la guerre qui faisait rage à Kobané, sa ville natale, en Syrie. Et, depuis cinq ans, elle vit avec sa famille en France. En quelques mois, elle a appris le français. Un atout pour continuer ses études mais aussi un cadeau empoisonné. Car, aujourd’hui, elle doit porter sur ses épaules la re
Louise et l'autisme : "Je savais qu'il y avait un truc qui n’allait pas au fond de moi mais personne ne m'a écoutée"
Louise a 21 ans et elle est étudiante aux Beaux-Arts de Rennes. Depuis qu’elle est petite, elle a toujours eu l'impression qu’il y avait "quelque chose qui clochait". A l’école, elle avait du mal à se faire des amies et les relations avec les profs étaient compliquées. Au quotidien, elle se sentait en permanence en décalage, comme si elle n’avait pas le « mode d’emploi » pour intera
Hsan et le choix des études : "Quand un jeune ne sait pas ce qu'il veut faire, on l'oriente par dépit "
Quand vous étiez adolescent, avez-vous eu votre mot à dire au moment de choisir vos futurs études ? Hsan, pas vraiment. Né à Marseille, dans une famille modeste, ses parents et ses profs ont choisi pour lui. Et malgré ses bonnes notes, on l’a orienté vers des études courtes. Comme beaucoup de jeunes élèves, il a subi ce qu’on appelle « la reproduction sociale ». Les enfants de cadre
Ewen et les amis : "C'est dommage que l'amitié ne soit pas représentée à sa juste valeur dans notre société"
C’était quand la dernière fois que vous avez vu vos amis les plus proches ? Pas juste vu comme ça. Vu pour passer du bon temps, pour discuter, pour partager quelque chose. A deux, quatre, dix. Pour quelques mois ou des années. Pour rire ou pleurer, pour se confier ou déconner…, l’amitié est dans nos vies. Ce sujet pourrait paraître dérisoire à l’heure où notre planète brûle et où des hommes p
Liana et le sexisme dans la cour d'école : "Les filles ont bien conscience qu’il y a des endroits où elles n’ont pas le droit d’aller"
Liana est étudiante en année de césure. Pendant son temps libre, elle s’occupe des élèves pendant le temps périscolaire dans une école primaire à Rennes. Mais dans la cour, au moment de la récré, la répartition de l'espace la laisse perplexe : les garçons sur le terrain de foot, les filles à l'extérieur. Et ça la rend dingue. Le Monde est allée à sa rencontre dans cet épisode de la saison 4 d
"Nos futurs", saison 4 : Qu'est-ce qui rend dingue les jeunes ?
Il y a ce qui les énerve, ce qu'ils regrettent, ce qu'ils rejettent, ce qu'ils dénoncent. Et puis il y a aussi ce qui les anime, ce qui les fait vibrer, ce qu'ils ont envie de partager. Alors qu'est-ce qui rend dingue les jeunes ? De Rennes à Marseille, cinq d’entre eux ont accepté de se confier et de nous raconter leur histoire. Nos futurs. Un podcast du Monde réalisé en partenariat avec les
Féminisme : dans la lignée de nos aîné.e.s ?
Si le féminisme s'écrit au singulier, il peut aussi se conjuguer au pluriel. Il compose en effet avec une multiplicité de réalités et de parcours qui s'inscrivent dans des courants et des luttes multiples. Des suffragettes, aux combats du MLAC et du MLF en passant par #Me Too, comment les héritages féministes se transmettent-ils ? Comment se transforment-ils aussi ? Féministes d’hie
Doit-on donner son avis sur tout ?
Au quotidien, Internet et les réseaux sociaux nous bombardent de chiffres et de connaissances. Derrière l’écran, comme dans la vie, l’air du temps nous pousse à participer au débat, à prendre position. Crises géopolitiques, combats féministes, actions écolos ou même choix d’une chanteuse pour les JO,... peu importe d’où on vient et qui on est, il faut prendre partie et exprimer son point de vue. I
Les quartiers populaires, mal aimés des médias ?
Lorsqu'ils parlent des quartiers populaires, les médias sont souvent pointés du doigt pour leur traitement stéréotypé, voire caricatural du sujet. Ils sont accusés de dresser un portrait incomplet, d'utiliser les mauvais mots. En renforçant les clichés, ils sont accusés d'invisibiliser des réalités complexes et des initiatives positives. Et ces récits médiatiques ont des conséquences sur les habit
Face à l’urgence climatique, faut-il en finir avec le capitalisme ?
Alors que l'année 2023 a battu des records de chaleur, les anomalies climatiques font peur et interrogent. Faut-il changer notre modèle économique, notre façon de produire, de consommer pour diminuer l'impact sur notre planète ? Peut-on imaginer un capitalisme vert ? Un sujet abordé lors de la 3e édition du festival Nos futurs, organisé en mars 2024 à Rennes. Sous la houlette d’Emmanuel Davidenkof
Le vote est-il "has been"?
Faut-il vraiment s’inquiéter de l’abstention chez les jeunes ? Sont-ils les seuls concernés ? Pourquoi un tel désintérêt pour le vote ? Quelles autres formes d’engagement possibles ? La 3e édition du festival Nos futurs, organisé du 21 au 24 mars 2024 à Rennes, a donné « la parole à la relève ». Sous la houlette d’Emmanuel Davidenkoff, rédacteur en chef au Monde,
"Nos futurs, la parole à la relève", saison 3
Donner la parole à la jeunesse. Ecouter ses préoccupations. Imaginer des solutions pour l’avenir. C’est l’ambition du festival « Nos futurs, la parole à la relève ». L'héritage du féminisme, la fin du capitalisme, l'intérêt du vote mais aussi la représentation des quartiers populaires dans les médias ou la place du débat,... retrouvez l'intégralité des rencontres animées par Le Mon
Clashs, boulimie d’infos, sujets anxiogènes : comment la violence médiatique nous touche
Emissions clivantes, information déprimante, actualité en boucle,… les médias sont parfois considérés comme « violents ». Violents dans les paroles, les images et l’info qu’ils diffusent. Au point où certains Français finissent... par tout couper. Quelles sont les conséquences de cette violence médiatique ? Côté public, comment la gérer ? Comment limiter cette fatigue info
Sexualité, amitié, couple : comment réinventer l'intimité dans notre société patriarcale ?
A travers des ouvrages, des podcasts, des tribunes, des voix s’élèvent pour déconstruire les relations intimes que nous connaissons, avec, dans le viseur, la société patriarcale et la domination masculine. Comment repenser l’intimité pour lutter contre les inégalités entre les femmes et les hommes ? Faut-il aller jusqu’à remettre en question l’hétérosexualité ? Le chassé-croisé amoureux permet-il
Violences faites aux femmes : pourra-t-on un jour y mettre fin ?
Tous les trois jours, une femme meurt sous les coups d’un homme. Les violences sexistes et sexuelles font partie du quotidien. Avec le mouvement #MeToo, la parole s’est libérée mais les actes continuent et sont peu condamnés. Pourquoi une telle impunité ? Pourquoi ces violences sont-elles si ancrées dans notre société ? Comment mieux prendre en charge les victimes ? Que faire des ag
Emploi : comment trouver sa place, entre conviction et réalité
Faire du vélo pour aller au travail, manger bio, limiter l’avion, boycotter les vêtements fabriqués à l’autre bout de la planète… Autant de gestes en adéquation avec un mode de vie plus durable qui contribue aux enjeux de la transition écologique. Mais lorsqu’on entre sur le marché du travail, comment trouver un emploi qui répond à ses convictions ? Comment éviter les désillusions ? Tous les jeune
Urgence écologique : peut-on renouer le dialogue ?
De la soupe jetée sur des tableaux, des mains collées au bitume, des routes bloquées… A l’heure de la crise climatique, l’écoanxiété et la défiance vis-à-vis des institutions poussent jeunes et militants à agir, parfois radicalement, pour interpeller l’opinion et faire changer le système. Face à l’inertie des politiques et aux discours jugés trop théoriques, l’action est devenue, aux yeux de certa
Politique : l’engagement des jeunes autrement
Se rendre aux urnes ne les intéressent plus. Voter, pour quoi faire ? Pourtant impliqués dans les grands débats de société, les jeunes se détournent de la politique. Pour faire entendre leurs voix, ils trouvent d’autres chemins d’expression. L’engagement associatif, les manifestations, les débats sur les réseaux sociaux. De ce constat est né en 2014 Allons Enfants. Un parti politique composé de je
Sexualité sur les réseaux sociaux : la traque à l’impunité
Vengeances sexuelles, photos dénudées, moqueries… Sur les réseaux sociaux, l’intimité et la sexualité peuvent parfois être étalées au grand jour. Pour lutter contre le cybersexisme et le cyberharcèlement, des jeunes militantes s’engagent et s’activent sur le terrain. Dans l’association Stop Fisha, elles sont plusieurs dizaines de bénévoles qui, au quotidien et par écrans interposés, écoutent et ra
Médias : Apprendre à s’informer, le nouveau défi de l’école
Débattre de l’actualité, débusquer les fausses informations, animer des conférences de rédaction, développer son esprit critique. Un peu partout, en France, l’éducation aux médias fait son apparition dans les classes. Au collège, au lycée, les élèves deviennent pour quelques heures journaliste ou présentateur. C’est le cas à Roubaix, dans la classe média du collège Madame de Sévigné. Là-bas, Sarah
Alimentation : produire et nourrir, nouvelle génération
Nourrir 9 milliards d’humains. En respectant le bien-être animal, la santé des consommateurs et en sauvegardant notre planète. Ce sont les défis qui se posent aujourd’hui. Mais quand on imagine l’assiette de demain, que voit-on ? Pour certains, la question ne se pose pas : ce sera du beau, du bon, du local et au meilleur prix. Appelez-les les idéalistes, les utopistes. Ils sont jeun
Climat : ils ne marcheront plus à petits pas
Ils voient la planète brûler mais ne regardent pas ailleurs. Ils sont jeunes, ont à peine terminé leurs études mais sentent déjà que le temps est compté. Avant eux, des rapports alarmants ont documenté les conséquences du réchauffement climatique. Avant eux, des militants ont déjà tiré la sonnette d’alarme. Mais ils ne baissent pas les bras et s’engagent à leur tour. Leur engouement, leur colère,











