
Juger : Le podcast
Un podcast de culture générale et de philosophie centré sur le thème "Juger" pour les prépas économiques et commerciales 2025-2026. Animé par Frédéric Brétécher et Véronique Bonnet, professeurs en classe préparatoire, il offre des conseils méthodologiques et analyse des références et doctrines. La chaîne propose également des épisodes sur les thèmes précédents : aimer, le monde, la violence, l'image.
Épisodes
L'Héautontimorouménos, Charles Baudelaire
Il arrive que l’homme se retrouve face à un juge dont il ne peut ni fuir la présence ni contester l’autorité. Dans l’Enfer de Dante Alighieri, les damnés portent déjà en eux la sentence qui les condamne : ils deviennent l’image vivante de leur faute.
Et dans Hamlet de William Shakespeare, la conscience apparaît comme une puissance étrange qui transforme chacun en son propre accusateur : « Thus co
Tirade de Ruy Blas étudiée
Il est des moments dans la littérature où la parole cesse d’être un simple discours pour devenir un acte. Dans Ruy Blas, lorsque le héros s’écrie devant les ministres d’Espagne : « Bon appétit, messieurs ! », quelque chose se produit qui excède la scène théâtrale. Cette phrase ne décrit rien ; elle juge. Elle arrache les puissants au décor de leur autorité et les expose soudain comme des hommes qu
"Je n'y suis pour rien"
« Je n’y suis pour rien ». Cet énoncé par lequel on prétend se mettre hors de cause est fondé sur un paradoxe. Si l’on juge bon de se déclarer étranger à une situation, non impliqué et non concerné, n’y est-on pas au moins un peu pour quelque chose ? Cet énoncé sonne comme un déni, presque comme un aveu. Cette auto-justification a quelque chose d’une auto-persuasion.
La manipulation du jugement
Dans le Protagoras de Platon, le personnage de Socrate met en garde contre les discours des sophistes à travers la métaphore d’une nourriture toxique. Je cite : « Aussi faut-il craindre que le sophiste, en vantant sa marchandise, ne nous trompe, comme ceux qui trafiquent des aliments du corps, marchandant et détaillant. » Platon établit ainsi une analogie entre l’empoisonnement de l’esprit et l’em
À quoi reconnaît-on le juste ?
« À quoi reconnaît-on le juste ? » Cet énoncé est à analyser très attentivement. Puisque le juste peut aussi bien désigner « ce qui est juste » que « celui qui est juste », soit celui qui fait preuve aussi bien de justesse que de justice, quelle pierre de touche, quel critère faudrait-il pour reconnaître aussi bien ce que génère « le juste » que le « juste » lui-même ?
Or, un cercle logique appara
Le Tribunal de l’Inquisition de Goya
Juger, ce n’est jamais seulement trancher. C’est toujours prendre position dans un monde historique donné. Chez Goya, cette évidence devient tragique. Car son époque est une époque qui juge sans cesse :
- elle juge les croyances,
- elle juge les comportements,
- elle juge les corps,
- elle juge les esprits.
Avec Le Tribunal de l’Inquisition, Goya ne dénonce pas seulement une institution religieuse
Qui juge quand juger devient impossible dans La Ferme des animaux ?
Juger suppose ordinairement trois conditions minimales :
— une norme identifiable,
— une capacité de discernement,
— et une instance capable d’exercer ce discernement sans se confondre avec ce qu’elle juge.
Or La Ferme des animaux de George Orwell, paru en 1945, met en scène un monde où ces trois conditions se délitent progressivement, quelle que soit la grille de lecture que l’on adopte. En effet
L'histoire jugera - Les Misérables, Victor Hugo
Dans son roman Les Misérables, Victor Hugo fait référence à la bataille de Waterloo et tente d'évaluer ce que Napoléon eut à affronter, sans y parvenir, car ce fut une défaite. Il y eut de la pluie et l'empereur fut empêché de faire déplacer les canons sur une terre instable et glissante. Et surtout, de l’aveu de Victor Hugo, la complexité du contexte et du personnage échappaient à l’analyse. Voic
Comment juger sans préjugé ? - L'Art du roman, Milan Kundera
La plupart du temps, on juge avant même de comprendre. Il est en effet tentant d'adopter une vision binaire et simpliste, de voir les situations en noir et blanc, en évitant l'incertitude du gris. Le romancier Milan Kundera évoque cette aspiration en montrant à quel point le préjugé est commode. Dans L’Art du roman, il est écrit que l'homme souhaite un monde où le bien et le mal soient discernable
Juger autrui - La Controverse de Valladolid, de Jean Claude Carrière
Jean-Claude Carrière, dans son roman La Controverse de Valladolid (paru en 1992) puis mis en scène puis passé en téléfilm dans un scénario écrit par Jean-Claude Carrière lui-même, transpose cette confrontation en un agôn dépouillé et tendu, qui met en jeu deux visions du monde : celle qui juge l’autre depuis une position dominante de supériorité, et celle qui tente de le comprendre depuis une comm
Les Confessions de Rousseau, ou l'image impossible
Dans Les Confessions, Rousseau tente de présenter sa vie sous un jour honnête, en exposant ses pensées, ses actions, et ses émotions les plus intimes. Il va jusqu'à dévoiler des détails de sa vie personnelle, de ses faiblesses et de ses contradictions, dans le but de se libérer du poids de ses fautes et de se réconcilier avec lui-même.
L'Amant de Duras, ou La photographie qui aurait pu être prise
Dans L'Amant de Duras, l’image photographique devient un concept important pour plusieurs raisons. D’abord, la photographie est souvent associée à l’idée de figer un moment, une réalité qui se veut "objective", mais cela entre en tension avec la subjectivité de l’écriture de Duras, où la mémoire, la souffrance, et l’émotion sont tout aussi importantes que les faits.
La Bruyère, ou quand l'image donne corps à la pensée
Quand l’image donne corps à la pensée, on pourrait dire que La Bruyère, par sa plume acérée et précise, crée des images mentales vivantes qui permettent au lecteur de saisir les nuances complexes de la nature humaine.
Joachim du Bellay, du songe à la vison
Joachim du Bellay, dans son recueil Les Regrets (1558), explore les thèmes de l'exil, du regret et de la nostalgie. Ce recueil est une réflexion poétique sur son expérience en Italie, où il était parti en tant que secrétaire du cardinal du Bellay. Il y exprime son désir de retour en France, tout en soulignant la beauté de la culture et la douleur de l'éloignement.
Le Gargantua de Rabelais ou l'image comme effet loupe
Dans Gargantua, l'œuvre emblématique de François Rabelais, l'image joue un rôle clé dans la manière dont l'auteur construit un univers où l'exagération et la caricature sont omniprésentes. L'idée de "l'image comme effet de loupe" peut être interprétée comme une métaphore de cette amplification grotesque des personnages et des situations.
Je t'envoie mes images
Dans la série de 6 tapisseries de la "Dame à la licorne », chacune des pièces représente de manière imagée les cinq sens : le goût, le toucher, l’ouïe, l’odorat, la vue… La 6ème et dernière tapisserie, "À mon seul désir", représenterait un dernier sens : celui du coeur.
L’image disparait, l’image se transforme
Dans sa peinture « L’image disparait », Salvador Dalí nous offre une réflexion sur l’intermittence des images et leur métamorphose. Cette image double superposant à la fois la lectrice de Vermeer et un portait de Velasquez met en lumière deux images renvoyant à deux peintres décisifs pour Dalí.
L’image nous rend-elle plus humain ?
L’image que l’on se fait d’un individu nous touche et nous émeut. Elle installe une proximité entre nous et appelle à notre sensibilité. Elle fait jaillir une forme d’humanité. Et si l’interrogation du monde et d’autrui par des images est un outil de connaissance, n’a-t-elle pas aussi une vertu humanisante ?
Le paysage est-il une image ?
Dans « Clair de lune », Verlaine s'interroge sur le lien entre l'âme et le paysage. L'âme est semblable à un paysage de mots qui renvoie à un tableau... et le paysage ne peut-il pas alors avoir le statut d'image ?
L'image, l'être et le paraître
Une image peut en cacher une autre ; elle peut faire écran, masquer. Dans L'éloge du maquillage, cet artifice est encensé par Charles Baudelaire. "L'image écran" ne serait-elle pourtant pas un paraître frelaté ?
Méthodologie : quelques questions récurrentes
Passage en revue de vos ultimes questions avant le jour J !
Méthodologie : logique et transitions sur la fin de la violence
Dans cet épisode, nous revenons pas à pas sur la logique du plan et sur l'importance des transitions entre ses différentes parties pour arriver à une conclusion sur la fin de "La Violence".
Méthodologie : face au sujet, cerner "La Violence"
Prendre le temps d'analyser et d'écouter le sujet afin d'identifier précisément ce qu'il évoque en vous. C'est en adoptant une méthode d'analyse rigoureuse que vous pourrez cerner tous les aspects de "La Violence"
Méthodologie : consolider ses savoirs sur "La Violence"
À quelques jours du début des épreuves écrites, l'idée de ce podcast est de vous aider à consolider vos savoirs et être assuré(e) de bien les maîtriser (notamment le concept de "Violence" et les concepts associés).
La violence sans mesure (Rabelais, Gargantua)
Auteur emblématique du XVIe siècle, Rabelais a écrit la démesure et l'excès au travers de ses œuvres. Dans Gargantua, l'outrance et la retenue se côtoient sans cesse ; loin du manichéisme, les deux extrêmes servent un propos souvent grotesque, mais jamais simpliste. La violence sociale, politique, voire religieuse, est ainsi dépeinte avec beaucoup d'efficacité et de force.
La violence assassine (Shakespeare, Macbeth)
Macbeth, "pièce maudite" de Shakespeare réputée injouable, a été écrite et présentée à la cour d'Angleterre au début du XVIIe siècle dans un contexte politique trouble. Elle offre une véritable réflexion sur la mécanique de la violence en politique ; le régicide qui survient au début de la pièce entraine par la suite tout un ensemble d'atrocités...
Le camp de la violence (Primo Levi, Si c'est un homme)
La violence insoutenable des camps, "par-delà le dicible" d'après Primo Levi, s'apparente à une négation de l'humanité. Tout dans le récit de l'écrivain italien est violence : l'expérience des camps bien sûr, mais aussi le fait d'en sortir et de témoignage de l'horreur, quand la norme était précisément d'y mourir.
La violence de soi (Lorenzaccio)
Alfred de Musset, dans Lorenzaccio, écrit une pièce qui reflète sa résignation et la violence qui l'habite ; cette conviction de n'avoir que peu d'emprise sur le monde qui l'entoure.
La violence libertine (Les liaisons dangereuses)
Si le libertinage est une pratique qui vise à s'affranchir des contraintes de la société, les deux principaux protagonistes du roman épistolaire Les liaisons dangereuses ont néanmoins une volonté farouche de refuser les lois de la nature et de ne rien laisser au hasard...
Si la violence était contée (La Fontaine)
Dans la célèbre fable "Le loup et l'agneau", Jean de la Fontaine rappelle que la raison du plus fort est toujours la meilleure. Elle est violente tant pour l'histoire intrinsèque qu'elle décrit, le champ lexical utilisé et la morale exposée.
La danse comme dépassement de la violence
La violence peut être ritualiser, filtrer, par l'art et en particulier par la danse. Le tango, à titre d'exemple, est à l'origine une danse particulièrement imprégnée par la violence. C'est une catharsis qui permet aujourd'hui à la bourgeoisie de s'identifier le temps d'une danse à des personnes peu fréquentables.
La violence comme transgression (George Bataille)
Admirateur des surréalistes, George Bataille, auteur, philosophe, juge dans "La part maudite" que la dilapidation de l'énergie (fête, sacrifice, guerre) a toujours été structurante dans la vie de l'homme. Cette violence ancrée en nous est une fin en elle-même.
La violence d'exister (Sartre)
Sartre postule que l'être humain ne peut compter que sur lui-même. Les "salauds" conçoivent leur existence comme nécessaire et celle des autres comme contingentes.
La violence symbolique (Lévi-Strauss et Bourdieu)
La violence symbolique est, selon Lévi-Strauss, celle qui consiste à présenter comme universel ce qui est particulier. Les prémices de cette violence provient de la Grèce antique, qui qualifiait de barbare ceux qui n'étaient pas comme eux. Dans Tristes tropiques, Lévi-Strauss regrette que ses contemporains occidentaux adoptent le même dédain à l'égard des autres cultures. Dans la même période, Bou
La violence totalitaire (Hannah Arendt)
Dans La condition de l'homme moderne, Hannah Ardent établit les critères qui permettent d'éviter de sombrer dans la folie du totalitarisme.
La violence archaïque (Sigmund Freud)
Fondateur de la psychanalyse au début du XXe siècle, Freud postule que la violence naturelle qui réside en chaque enfant doit être canalisée. Notre nature nous pousse en effet à agir de manière pulsionnelle, ce qui est incompatible avec la vie en société.
La violence et l'Histoire (Hegel et Marx)
Pour Hegel, la violence des ambitions et des passions des hommes font l'histoire. Il fait du grand homme un être aveuglé par ses passions, mais capable de subjuguer les autres et donc de réaliser ce qui le dépasse.
Plus tard, dans le Capital, Marx dresse le constat d'une violence inhérente à chaque rupture historique. Pas de nouvelle création sans destruction ; une idée qui inspirera plus tard l'é
La violence faite à l'enfance (Rousseau)
L'enfant est, si on se base sur l'étymologie latine, celui qui ne parle pas encore. On le désigne ainsi par le biais de ce qui lui manque. Dans Emile (ou De l'éducation) , Rousseau écrit que "considérer l'homme dans l'enfant serait faire violence à l'enfance". Il donne dans cet ouvrage des principes d'éducation pour minimiser cette violence, sans pour autant renoncer à l'éducation.
De la "violence sucrée" au "soft power" (La Boétie et Foucault)
Dans le discours de la servitude volontaire, La Boétie analyse comment un seul homme est en mesure de dominer un grand nombre d'individus. Selon lui, le tyran doit donner l'illusion que certains hommes en dominent d'autres. Par ce biais, il "sucre" ainsi la servitude. Plus tard, Foucault prolonge cette réflexion en expliquant comment le "hard power" est parfois remplacé par un "soft power"'.
Violence, guerre et politique (Machiaval et Clausewitz)
Pour Machiavel (Le Prince), une réputation de cruauté est préférable pour se maintenir au pouvoir, mais il est également nécessaire de ne pas se faire haïr. Dans un contexte de guerre en revanche, une démonstration de violence et de cruauté est cette fois indispensable. Du côté de Clausewitz dans "De la guerre", la violence est un outil au service de la guerre, qui est elle-même "la continuation d
La violence et le sacré
Les trois religions du livre (Le christianisme, le judaïsme et l'islam) prennent leur source dans la Bible. Or dans ce livre, la question de la violence du sacrifice, à travers de la scène d'Abraham et de Isaac, est d'emblée abordée.
Platon et Aristote, ou la violence comme démesure
Dans le Gorgias, Platon met au prise le vieux Socrate face au fougueux Calliclès. Pour ce dernier, le plus fort a le droit de faire ce qu'il veut. Or son raisonnement ne tient pas, et Socrate, qui aurait pu se contenter de gagner par les mots, use finalement lui aussi de la violence et de la menace.
Œdipe ou la machine infernale de la violence aveugle
Œdipe est sans nul doute le personnage mythologique le plus universellement connu au sein de la famille des Labdacides. Tuer son père et épouser sa mère : tel est l'implacable destin de cet homme dont l'histoire a donné l'une des plus grandes tragédies de tous les temps.
La violence héroïque
Les vers de l'Iliade chantent la fin d'un monde dans la violence de la chute de Troie, de la mort de héros valeureux, des douleurs du corps et de l'âme, de la colère d'Achille enfin qui ouvre le poème homérique et sur laquelle se penche ce podcast qui s'attarde plus particulièrement sur l'ouverture du chant I où se font déjà entendre les bruits et la fureur du désastre à venir.
Dissertation corrigée - Le tour du monde
Ultime épisode de notre podcast sur le monde ! Nous vous proposons de réfléchir pour conclure cette série autour du sujet "Le tour du monde". Un libellé qui pourrait de prime abord sembler simple voire simpliste ; il n'en est rien !
L'internet comme nouveau monde
Michel Lussault, géographe français, définit, dans "L'homme spatial", Internet comme un nouveau monde. Il s'agit selon lui d'une extension inventive du monde habité. Pour autant, l'espace digitalisé permet-il un usage équilibré ? Ce nouveau monde est-il l'occasion pour l'humanité de se constituer comme totalité intersubjective, avec maturité et créativité ?
Le monde chez Michel Foucault
Michel Foucault, philosophe de XXe siècle, théorise dans une conférence intitulée "les espaces autres" le concept d'hétérotopie, une sorte d'espace qui héberge l'imaginaire. Ce sont pourtant des lieux réels, localisables à l'inverse des utopies. Fréquenter ces "autres mondes" permettrait, selon le philosophes français, d'ouvrir l'être et de se prémunir de prétendues évidences.
La chair du Monde (Merleau-Ponty)
Dans "le visible et l'invisible", Merleau-Ponty se demande ce qu'est vraiment pour les hommes "voir le monde". La "chair du monde" semble en effet nécessairement devoir interagir avec la nôtre. La chaire ne serait ni matière, ni esprit, ni substance : c'est un élément de l'être.
La dissociation entre la Terre et le monde chez Hannah Arendt
Pour Heidegger, les animaux sont "pauvres en monde", tandis que les hommes ont la capacités d'interroger les phénomènes du monde. Par la suite, Hannah Arendt dans "La condition de l'homme moderne", explique que les hommes font société et humanité autour d'un "patrimoine", à savoir le monde. La Terre en est alors le réceptacle.
L'inquiétante étrangeté du monde - Sigmund Freud
Père de la psychanalyse, Sigmund Freud fait l'hypothèse d'un inconscient par lequel l'être humain fait obstacle à ses pulsions. L'inquiétante étrangeté fait référence au fait que celui qui souhaite s'humaniser doit s'"exiler de lui-même", être décentré. Avec Freud, le monde intérieur devient aussi inconnu que celui au dehors, et il faut donc apprendre à l'apprivoiser également afin d'éviter l'ango
Le monde chez Nietzsche ou les arrières mondes
La philosophie nietzschéenne se focalise grandement sur la notion de monde : dénonçant les « arrière-mondes » créées par ses prédécesseurs, les « hallucinés » que sont les métaphysiciens comme Kant ou Platon, il enjoint à s’en libérer.
Le monde de Kant
Dans la "Critique de la raison pure", publiée à la fin du siècle des Lumières, Kant explique que Copernic "ne s'est pas tenu immobile dans le désordre apparent du monde". Il a su trouver en lui des ressources pour construire une nouvelle représentation du monde ; ainsi est née la conception héliocentrique.
Kant fait ainsi du monde non pas un concept, mais une idée, celle du non intégralement conn
Le monde chez Leibniz ou le meilleur des mondes possibles
On caricature volontiers la pensée de Leibniz en la réduisant à l'idée que "tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles". Voltaire, dans la foulée du tremblement de terre de Lisbonne de 1755 qui a presque entièrement détruit la capitale portugaise, se moque ouvertement de cette idée au travers de ses œuvres, notamment Candide. Pourtant, il ne faut pas se méprendre sur ce que voula
Le monde chez Descartes ou le décentrement du monde et du moi
La conviction selon laquelle l'univers est géocentrique, c'est-à-dire centrée sur notre monde, vacille progressivement à partir du XVIe siècle au gré des découvertes de Copernic, Kepler ou encore Galilée. Dans la lignée de Giodarno Bruno, frère dominicain et philosophe, Descartes développe ainsi la théorie d'un monde homogène et infini, et bat ainsi en brèche la conception antique d'un monde céles
Le monde dans les religions du livre
Les trois religions du livre (christianisme, judaïsme et islam) semblent, dès la Genèse, évoquer un monde concédé à l'Homme, mais aussi refusé à lui. L'Homme a certes une position dominante dans le vivant, mais doit partager le monde avec les autres créatures de Dieu. Tour d'horizon dans ce podcast de la place de l'Homme au monde au sein des trois grandes religions monothéistes.
Philosophie d'Aristote ou habiter le monde
Comment habiter le monde, traverser la vie sans trop en pâtir ? Tour d'horizon de la pensée d'Aristote, mais aussi des philosophes de l'épicurisme, du stoïcisme et du scepticisme au travers de ces questions qui ont beaucoup préoccupés les Grecs après l'apogée d'Athènes.
Le Monde : chaos ou cosmos ?
Dans la vision des présocratiques et jusqu'à Platon, deux visions du monde s'opposent : ce dernier est-il un chaos (l'absence d'ordre) ou un cosmos (l'harmonie) ?
Comment Wang-Fô fut sauvé ou regarder c'est s'incrire dans le monde
La réalité chez Marguerite Yourcenar est sans cesse mouvante, fluctuante. Dans ses nouvelles orientales, le monde asiatique, helléniste, européen, moyen-oriental se croisent sans cesse ; la nouvelle que nous allons étudier, la première d'entre elles, qui s'intitule "Comment Wanf-Fô fut sauvé", ne fait certainement pas exception.
Yves Bonnefoy ou le vrai lieu, l'entre-deux-mondes
Yves Bonnefoy est un poème français du XXe siècle. Dans son recueil Les Planches courbes, Bonnefoy nous offre un passage métaphorique entre deux mondes, qui met en scène un enfant, un passeur et une barque.
La Bruyère, ou quand le monde se donne en spectacle
Les Caractères de Jean de La Bruyère offre une panoplie de portraits qui décrivent superbement les vanités de la cour de Louis XIV, où la vie n'est qu'un monde d'apparence, d'inconstance et d'hypocrisie. Dans cette œuvre, La Bruyère rapproche volontiers cette illusion de la cour avec le théâtre, passe-temps favoris des hommes et des femmes qui la composent.
Pascal ou l'impénétrable dimension du monde
Le 23 novembre 1654, Pascal est frappé d'une illumination qu'il appellera "la nuit de feu". Il rapporte cette expérience dans ses "Pensées", et développe sa réflexion sur "deux infinis". Nous détaillons ce fragment de l'œuvre majeure de Pascal dans le quatrième épisode de cette série consacrée au monde.
Montaigne - Le monde en miroir
Dans ses Essais, Montaigne remarque que le monde qu'il s'attache à décrire n'est qu'une "branloire pérenne" sans cesse changeant, mouvant, au point qu'on puisse découvrir un "nouveau" monde, l'Amérique. Cette découverte va justement battre en brèche de nombreuses certitudes des Européens, à commencer par savoir qui sont les vrais "barbares".
Lucien de Samosate ou le monde revisité
Lucien de Samosate est né pendant l'Antiquité, au IIème siècle de notre ère, dans l'actuelle Syrie. Il est l'auteur d'une œuvre riche et éclectique, en partie regroupée sous le titre provocateur "d'histoire vraie", car ces histoires sont en réalité toutes fictives. Pour autant, ces récits mensongers ne nous permettent-ils pas d'observer notre vrai monde avec un œil plus avisé ?
Ulysse ou la présence au monde
Pour ce premier épisode, on se penche sur l'œuvre de Homère et, en particulier, d'Ulysse, confronté à un monde hostile et insulaire dans l'Odyssée. Pour regagner Ithaque, Ulysse doit faire face à une succession de difficultés île après île.
Narcisse - S'aimer soi-même
Dernier épisode de notre podcast consacré au thème aimer sur le mythe de Narcisse, qui au fil de l'histoire a été repris sous de multiples formes avec, pour dénominateur commun, le leurre d'aimer une image qui s'avère être soi et qui conduit à la mort de celui qui s'éprend de lui-même.
Philippe Jaccottet - L'amour, la mort, la poésie (Sois tranquille cela viendra)
Le poème "Sois tranquille cela viendra" paru dans le recueil L'effraie en 1953 opère un savant mélange entre la mort, l'amour et la poésie : les deux dernières peuvent-elles triompher du destin inexorable qui est le nôtre ?
Paul Eluard - Ne jamais cesser de dire qu'on aime (La courbe de tes yeux)
La courbe de tes yeux est un poème de Paul Eluard issu du recueil Capitale de la Douleur, publié en 1926. Ce poème d'amour qui magnifie la femme emprunte largement au surréalisme.
Botticelli - Peindre l'amour (Le Printemps)
Peint à la fin du XVe siècle et destiné à l'antichambre de la chambre à coucher de Lorenzo di Pierfrancesco de Médicis, le Printemps est un tableau d'une grande dimension qui reprend à son compte le mythe de la nymphe Chloris, mariée de force au Dieu du vent Zéphyr.
Apollinaire - Aimer, c'est être blessé (Alcools)
Il faut sans doute voir dans le poème "Marie", paru dans le célèbre recueil "Alcools", une sorte de biographie amoureuse tourmentée de Guillaume Apollinaire. Cette référence peut ici mettre en exergue la mélancholie et la douleur qui accompagne bien souvent le sentiment amoureux.
Tristan et Iseut - L'amour envers et contre tout
Tristan et Iseut est une référence pour le moins atypique : il s'agit d'un mythe médiéval qui met en scène l'amour adultère du chevalier Tristan et de la princesse Iseut. C'est aussi une tragédie où l'expression "mourir d'amour" prend ici tout son sens...
Rimbaud - L'ode à la vie et à l'amour (Aube)
Si Aube n'est pas un poème d'amour, il est "un fragment d'un discours amoureux". Écrit dans les jeunes années d'Arthur Rimbaud, ce poème peut constituer une référence originale pour les concours.
Flaubert - L'illusion de l'amour (L'Éducation sentimentale)
"Quand on aime, le temps suspend son vol" : dans le roman de Gustave Flaubert, L'Éducation sentimentale, Frédéric et Rosanette filent le parfait idylle, au point de s'illusionner sur la réalité des choses et de leur amour "Ils se croyaient presque au milieu d'un voyage, en Italie, dans leur lune de miel".
Baudelaire - Le coup de foudre amoureux (À une passante)
Dans ce poème de 1855, Charles Baudelaire développe le concept du coup de foudre, soudain, vif, causé par une femme dont il ignore tout et qui passe furtivement.
Rousseau - Être amoureux ou rester vertueux ? (La Nouvelle Héloïse)
La nouvelle Héloïse, paru en 1761, est un roman épistolaire de Jean-Jacques Rousseau qui met en scène un dilemme amoureux pour Julie d'Étange, tiraillée entre ses devoirs d'épouse et de mère et son amour pour Saint-Preux, son précepteur d'origine modeste.
Marguerite Duras - De l'amour à la haine (Un barrage contre le Pacifique)
Dans son roman paru 1950, Marguerite Duras met en scène ses souvenirs d'Indochine à travers l'histoire de Suzanne, accablée par une mère qui sombre dans une sorte de folie mais aussi par un prétendant, Agosti, qui malgré sa richesse ne l'a séduit guère.
Des Grieux - Les passions dévorantes de l'amour (Manon Lescaut)
Écrit par l’abbé Prévost en 1731, L’histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut est un livre rempli de rebondissements, dont l’intrigue est avant tout influencée par les sentiments amoureux de Manon Lescaut et son amant des Grieux. Plus que l’amour, c’est la passion qui est ici décrite et qui arrache tout sur son passage.
Malraux - L'amour comme idéal face à la solitude (La condition humaine)
La condition humaine, roman publié en 1933, a reçu à l'unanimité le prix Goncourt la même année. Œuvre profondément humaniste au sens où Malraux l'entend, elle érige l'amour comme idéal.
Apollinaire - Les mots et le mal d'aimer (Le pont Mirabeau)
Le poème le plus plus célèbre sans doute de Guillaume Apollinaire, Le Pont Mirabeau, nous offre une réflexion profonde sur le temps qui passe... et les amours avec.
Alceste, "l'atrabilaire amoureux" (Le Misanthrope)
"Pouvoir et vouloir ne font pas bon ménage quand on aime." Cette réplique du misanthrope Alceste au début de l'acte II est assez révélateur des contradictions intrinsèques au personnage principal d'une des pièces les plus célèbres de Molière. Cette comédie qui mélange nombre de sentiments - l'amour, bien sûr, mais aussi la jalousie - est sans aucun doute une référence fort utile en vue des concour
Louise Labé, poétesse de l'amour
Louise Labé, surnommée "La Belle Cordière", est une poétesse du XVIe siècle dont l'œuvre, bien que relativement mince en termes de quantité, est significative dans l'histoire de cet art ; en particulier lorsqu'il s'agit de l'amour.











